Credits

All text from this blog is the property of echo.
Pictures from this blog are the property of Merlin Bronques -lastnightsparty.com- and Yvan Rodic -facehunter.com- except picture from post 149 is the property of echo.

This blog is no more upldates.
For the official blog and more writings, please go to :
imecho-art.blogspot.com

With love, echo.


26 avril 2009

Ne Vois-Tu Rien Venir?

Je ne te trouve pas jolie
Quelle importance?



En ce moment, pauvres petits prêcheurs, ils festoient à n'en plus finir. Demain réveillés par l'eau de vie encore dans leurs veines.
En ce moment, je suis là, dans le désoeuvrement solitaire des plus totale, à vous conter fleurette sur la pluie et le beau temps, les filles à papa et les gosses pourris.
 
En ce moment.
Les voisins auront fait l'impasse sur votre grosse soirée, dress code; venez déguisé. Quelqu'un aura déjà vomi dans les toilettes, fumé un bédot, joint ou autre pets et des langues auront échangé bien plus que des paroles.
En ce moment.
Coincé parmi la foule qui vibre aux sons des beats, tu danses et tes potes font de même, l'heure coule aussi vite que la sueur dans ton dos, collé contre toutes ces nanas qui te sont encore inconnues.
En ce moment.
Tu as rejoins des amis et encore saoul d'hier, tu fêtes, mais tu ne sais plus quoi, à trinquer des verres, parler de ton job et embrasser de vieilles connaissances.

En ce moment, je parle de vous sans citer vos noms.
En ce moment.

En ce moment je suis fatiguée, à courir après quoi, un vide à combler et je sais parfaitement ce qu'il en est. A presque donner mon corps pour des conneries, juste un peu d'Amour à partager. Les Salauds sont ceux que tu aimes dans ton lit.

En ce moment, j'ai du mal à réaliser que je reste une petite chose stupide aux yeux de certains.
Et que veux-tu faire contre cela? Patienter? Partir ailleurs? Ne plus entendre, écouter? 
Laisses tomber.

En ce moment, dites-moi ce que vous faites.

Vous en parlerez encore lundi, à dire de vos nuits qu'elles sont folles et palpitantes et vous serez heureux des moments partagés, cela vous rapproches l'un l'autre, pas besoin de bancs d'école ou de projets à briefer, juste la vie dehors.

En ce moment, je prends des décisions concernant tout ceci. Toutes fins étaient annoncées, il est dur de quitter ce qu'on aime et je signe l'arrêt de mort. Peut-être reporterai-je encore l'échéance, comme une envie de goûter encore ces quelques pixels. 
Mais j'ai d'autre envie à combler.

En ce moment, l'heure tourne et finalement peu importe, vous ou moi, ce que l'on fera demain, ce qu'on se racontera plus tard, toutes ces choses qu'on ne se dira pas, parce que vous et moi n'aurons pas vécu plus loin que ces bancs d'école.

En ce moment, je parle de vous sans citer vos noms.

En ce moment, tant pis pour ce que tu me feras vivre, tourner en bourrique, croire à du vent, s'interdire et espérer et se demander si parfois des pensées vont vers moi. Tant pis de s'inquiéter pour demain, si tout ceci à un futur ou pas, te voir, s'en mordre les doigts et même si tout cela ne bat plus au même rythme, la peur de se blesser un peu plus.

En ce moment, je parle de toi sans citer ton nom.

En ce moment, vous prenez conscience qu'il y a un peu de vous dans tout ceci et aucun rapport avec un quelconque délire d'adulescente paumée et ridicule. 
Et la curiosité vous ronge soudain, à lire la suite, le reste, à espérer voir un peu de vous dans tout cela. 
Je ne suis pas Dieu, pourquoi espérer vous mirez dans ces lignes? Où est l'importance?
Si ce n'est que la satisfaction personnelle d'avoir touché quelqu'un assez fort dans son esprit pour qu'il puisse vous couchez sur n'importe quel écrit.

En ce moment, j'écris sur les autres, sans citer de nom.
En ce moment et comme toujours.

21 avril 2009

Attente


Our test is anonymous. It is free. You will receive the result of your HIV test within 7 to 10 days. 
And I'm thinking : Up and away?
Run away ... from the truth ... from the result ... or maybe from myself.
Far, far away



Je crois savoir que les armes seront pour les soldats et les roses épineuses viendront aux peuple. 
Comme tout ces mecs après lesquels tu cours alors que chaque jour tes prières vont vers d'autres voies. Remplacer quelque chose de disparu. Un vide que tu ne peux combler, un trou à la place du coeur. Les chambres blanches où tu vois tes jours défiler sur du papier chloré.

Et j'attends la maladie, j'attends la mort, comme tant d'autres histoires que tu me racontes Trésor, dans tes contes tout est clair et rose, les femmes restent des enfants et nous retournons dormir dans le lit des parents.

Les mecs qui se cassent bien au-delà où le regard ne peut porter, une année et il ne reviendra pas, ton coeur enterré avec lui. Il ne t'as pas laissé tomber, il est juste parti. La vie fait le reste.

Cette fille qui écrit "J'ai mal ... Il m'a encore menti ... Je dois absolument bouger, je dois le voir et savoir pourquoi ..."
Je vole des fragments de vie, les douleurs des uns sont les joies des autres et nous nous en repentons.

Sans doute un jour avais-je transcris; je connais des orphelins de père, de mère et de coeur.

Et j'attends la maladie et la mort, que chaque jour qui se perd pour toi Trésor, le sablier qui doucement s'écoule dans ta tête. 
Chercher à savoir ce que vaut vraiment chaque minute écoulée, se sentir étouffer et la fin qui vient. Comme tes membres peut à peut paralysés et prisonnière de ton propre corps.

Nous pouvons si facilement jouer le risque sur des chardons ardents, lancer les dés relève de la facilité et les "Pourquoi elle?" et "Pourquoi lui?" restent en suspend, sur toutes ces choses que nous ne pouvons maîtriser.

On t'engouffre dans le chimique, on ralenti la descente aux Enfers, faire durer le supplice. 
Et que voudrais-tu? Même le monde ne pourrai te l'apporter, l'entendre dire je t'aime une unique et dernière fois et puis partir à nouveau.

Je crois savoir que les armes seront pour les soldats et les roses épineuses viendront aux peuple. Que les pétales recouvrent les corps d'éclats rouges et blancs. 

La réalité qui me giffle en pleine face, rappelle-moi encore que ce n'est pas la couleur de nos coeurs.


Your number is : 8-240
and I'm afraid of the result

17 avril 2009

Les Petits Espoirs

Regarde plus près
Comme tout est gris et bleu




On a choisi pour toi et la fin semblait déjà préparée.
Je te sens effrayé et par delà les kilomètres tu joues pourtant les durs.
Qu'avons-nous fais de toi, tu n'étais pas facile mais quelles tâches avons-nous facilité?
Des erreurs, des non-dits et des chemins sur lesquels nous avons trébuché.

Ton monde en papier mâché, il prend feu si vite, tu tombes et je ne t'entends pas crier. 
Et tout cela coloré en noir et blanc.
Tu es un homme maintenant et tu restes orphelin, comme avant.

Et personne ne veut de toi, on te rejette, une balle qu'on lance à la volée.
Des aller-retour, des heures de voyage, tu tentes de mener la barque comme tu l'entends.
On échafaude des plans, on croit t'aider.

"Je vous quitte maintenant, là je suis à la frontière, je vous aime ..."

Qui a dit que des eaux tu serais sauvé? Le déluge tombe et je crains de te retrouver noyé, Noé.
Ils ne savent pas ce qu'ils ont fait.
Tu es trop jeune certes, mais ils ne savent pas ce qu'ils ont fait.

Ta vie comme foutu en l'air et les premières cartes viennent à peine d'être jouées.
Pardonne et va, je prie que le monde s'ouvre devant toi.