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With love, echo.


5 juillet 2009

Magnum

Les photos sont pour la déco'
De la couleur sur pixels





Dans la tête de certains tu ferais bien quelques petits trous.

Aujourd'hui tu vas de l'avant, ta mère et grand-mère dans une voiture un peu plus loin à t'attendre.
Une simple course à ponctuer par un Voilà fini!.
Tu marches tête baissée, des lunettes de soleil sur les yeux que tu relèves.

Deux types, d'origines étrangères, sans doute proche de la tienne, mais tu ne veux pas te mêler de ça.
Un des deux qui balance à l'autre Vas-y chope là, chope là!.
Quel con avec sa face de rat, à tenir une canette de bière que le Seigneur ne lui permet pas.
Une vieille sur un banc publique qui assiste à la scène.

Toi, les types qui t'accostent et ta rage. Faire de tout petits trous dans la tête, de tout petits trous.

Dégage, allez! Dégage!

Et tu lui dis de se barrer de ton chemin, l'autre qui rapplique.
Oh non mon coeur je ne te rappellerai pas les insultes qu'il t'a lancé.
Il était trois heures de l'après-midi, une rue immense et presque vide, un soleil de plomb, un semblant de belle journée.
Pute J'te baise Je fais ce que je veux de toi avec ma grosse [...]
s.t.o.p.

Je te tuerai un jour.

Des petits trous fils de pute!
Des petits trous dans ta gueule de merde. Je te casse la jambe droite et le bras gauche!
Vas-y! Essaye de marcher droit maintenant! Connard!

Amour, brûle mon visage d'acide! Passer inaperçue derrière un voile blanc.
Des petits trous sur sa tempe et son front.
Je me fous de la femme qui te pleurera, je me fous des gosses qui te crieront, juste des trous dans ton front.
Des trous pour calmer la rage.
Toutes les semaines, chaque mois.

Des petits trous.

2 juillet 2009

Big Bang Theory

Tell me




L'Homme Noir est venu.
Dans un recoin sacré, l'Homme Noir m'a pris.
Et chaque jour la Terre plus verte que jamais a vu grossir mon ventre, nus ensemble tout contre les arbres et le silence des plaines.
L'Homme Noir nous a construit abri et a fait naitre le feu.
Et dans un recoin sanctifié, de mes entrailles l'Enfant est né.

Les couleurs de la Terre ont joué sur ses joues des musiques inconnues.
Du blanc et du noir nait la couleur du monde.
Et l'Enfant a grandi, aussi grand que mes frêles épaules.
Sur les siennes il a apprit à porter douleur et souffrance.

L'Homme Noir est parti, plus tard moi aussi.
L'Enfant est devenu Homme.


L'Homme est venu
Dans un recoin sacré, l'Homme m'a pris.
Et chaque jour la Terre plus verte que jamais a vu grossir mon ventre, nus ensemble tout contre les arbres, le silence des plaines et les miens.
L'Homme et les nôtres ont construis abris et on fait jaillir le feu.
Et dans un recoin sanctifié, de mes entrailles les Enfants sont nés.

Les couleurs de la Terre jouent encore sur leurs joues des musiques inconnues.
Et le vent dans les arbres parlent d'égalité et de beauté, des murmures d'amour et de fraternité.
Du noir et du blanc, du blanc, du noir nait la couleur du monde.
Et les Enfants grandissent, aussi grands que seront nos frêles épaules.
Sur les leurs, tout comme les nôtres, ils apprendront douleur et souffrance.

Et nous partirons.
Les Enfants deviendront Hommes et Femmes.


L'Homme Noir est venu.
Il y a bien des années, nous avons promis que par delà les continents, nous peuplerons la Terre de mille et une couleurs qui parcourent désormais vos corps, que vos yeux seront bleus, noir, bruns et verts et qu'ils s'ouvriront chaque jour vers ce que vous serez, vers ce que le monde sera.

L'Homme est venu, l'Homme vient encore.

26 juin 2009

Brocoli et Adieu

Au revoir
Promesses
Adieu




Des mois sans tenter de chercher à voir quelque chose, voici la fin, découverte enfin de l'autre.
Pour certains les larmes sont invisibles même si la raison du cœur parle bien plus fort.
On tente de se consoler par des promesses vides de sens.
Je ne bouge pas, vous partez, à moins que ce ne soit le contraire.

Dieu! J'avais un être humain auprès de moi! Dieu! Comme ses yeux clignent, comme il me ressemble! Et comme il pense et comme il parle, pourquoi ne l'ai-je pas mieux appris?
Tu tends la main et doucement les êtres s'écoulent et filent à une vitesse folle, comme on ne retient rien, comme on touche le vide.

Toute sa vie il ne désira qu'une datte, à sa mort on lui offrit un palmier.
Encore.

Ne pleure pas, pas encore, la vie ne nous a pas été arrachée des poumons, la crise cardiaque viendra plus tard.
En attendant profite du temps qui t'es imparti.
Je penserai à toi, à nous, au groupe disloqué que nous formions, ce à quoi nous aspirions, dans plus de 60 jours, retour à la case de départ et des places vides désormais.
Je me nourris de toi, je vis à travers toi, comme je vis dans beaucoup d'autres et mon unicité se mêle au paradoxal de nos vies en communauté.
Les kilomètres ne sont pas des raisons valables et tu n'as eu de cesse de le répéter, je te calme et te dis de prendre ton temps, tu choisis ce que tu veux, tu prends la route comme tu le veux.
Je ne bouge pas, toi tu pars puis un jour reviens.
Comme moi, comme lui.

Nous sommes des lumières bleues qui s'ouvrent aux autres lorsque le moment est venu, et parfois trop tard nos esprit prennent conscience de l'importance que nous prenons. Nos identités ne sont pas vaines à tenter de se trouver.
Un jour nous nous apporterons le bonheur, aussi petites gouttes d'eau que nous sommes dans le monde.
Un jour nous nous apporterons le bonheur.